Ca y est nous y sommes, le vendredi 23 novembre est le jour du black friday 2018. Revue de web pour y voir plus clair dans le (vendredi) noir.

Le lendemain de Thanksgiving

Selon Wikipedia le Black Friday est originaire d’Amérique du Nord et se déroule traditionnellement le lendemain de thanksgiving. Contrairement à ce que l’on peut parfois lire le Black Friday n’a aucun rapport avec l’esclavage. Importé par Amazon en 2010 (au Royaume-Uni), le Black Friday est aussi appelé Vendredi Fou au Québec. Rien d’étonnant lorsque l’on assiste a des scènes de bousculades dignes de nos soldes les plus sauvages.

La France bascule en 2014

C’est en 2014 que la sauce commence à prendre sérieusement en France avec la participation de plusieurs enseignes nationales à l’évènement. Les chiffres de vente décollent. Il faut dire que coté client, le Black Friday c’est les soldes avant noël. L’année suivante marque une pause, les attentants du 13 novembre endeuillent la France et l’édition 2015 est débaptisée. Mais les clients n’ont pas oublié les promos et l’audience continue de croitre les années suivantes, en 2016 d’abord, puis en 2017 avec une nouvelle accélération. La contre-attaque French Days lancée en 2017 fait un flop dès 2018 et ne semble pas à même de concurrencer le Black Friday.

Les marques au coté des distributeurs

Coté marchand, la croissance de l’audience aiguise les appétits. Sur Internet l’événement avait au départ une coloration high tech / distributeur héritée de sa promotion par Amazon. Ce périmètre s’est élargi au fil des ans. Les marques communiquent de plus en plus autour du Black Friday avec pour objectif de générer du trafic sur leur propre site (maintenant qu’elles font du e-commerce, elles réalisent que pour générer des ventes, il faut pédaler). Le secteur du prêt à porter, qui n’est jamais avare en matière de promotion, contribue aussi largement a l’événement.

Les critiques

Face à l’ampleur du Black Friday, des critiques émergent. Le Black Friday c’est les soldes mais hors période légale de soldes. Certains consommateurs sont septiques sur la réalité des réductions et des prix de référence affichés par les commerçants. On voit fleurir des articles de price-checking sur les blogs high-tech. La sur-consommation et son impact environnemental font également débat ces jours-ci. Même si ce point est loin d’être cantonné au seul Black Friday. L’avenir nous dira si cette année le consmmateur a été plutôt responsable ou plutôt impulsif.

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Le secteur de la mode souffre. La créativité est challengée par la data, les magasins le sont par le e-commerce. Et les clients attendent beaucoup plus que l’expérience d’achat historiquement proposée par ses amas de produits.

Analyse des tendances, conception, approvisionnement, influence, parcours d’achat, logistique… la digitalisation offre des solutions. Voici quelques initiatives à suivre.

Farfetch à la conquête du luxe

Lancée en 2008, Farfetch fait feu de tout bois dans le luxe en ligne. Sur un secteur aux marges confortables, l’entreprise s’appuie sur ses compétences techniques et sur des start-ups. Intelligence artificielle, blockchain, personnalisation mettent en musique la rencontre de marques exclusives et d’une clientèle exigeante. La cotation du site a bondi de plus de 40% vendredi dernier pour son premier jour à Wall Street.

Etam : optimise ses collections grâce à la data

Pour faire face à l’incertitude des choix de collection, Etam mise sur la data. En remontant les données de ses points de vente croisées avec des feedback clients en ligne, le retailler optimise ses achats, son merchandising et son animation commerciale.

Rent The Runaway vous loue une garde robe

Achetez moins, louez plus. Rent the Runaway propose la location de vêtements de créateurs à une clientèle d’abonnés. Coaching en style, nettoyage à sec et logistique sur mesure sont les clefs coté client. La visibilité des articles et une connaissance client top niveau séduisent les marques.

Promod complète votre tenue

Le retailler annonce pour fin 2018 le test d’une solution de deep learning capable de completer votre look. Une fonctionnalité proposée depuis longtemps dans d’autres secteurs d’activité mais plus complexe à mettre en oeuvre dans le prêt à porter. C’est la start-up Nuukik qui s’y colle pour Promod.

Amazon Wardrobe ne payez que ce que vous gardez

Choissisez les vêtements que vous recevrez à domicile afin de les essayer. Vous ne payez que ceux que vous gardez. La logistique du géant de Seattle au service de l’expérience client prêt à porter. Pourquoi faire la queue en magasin lorsque vous pouvez essayer les nouveautés tranquillement chez vous avec votre garde robe actuelle ?

Zozo scanne ses clients

Zozo vous propose du sur-mesure à l’aide de sa Zozosuit. Cette combinaison constellée de marqueurs permet une mesure précise de votre morphologie. Elle vous sera envoyée gratuitement et vous pourrez ensuite acheter des Jeans correspondant à vos mesures au prix de 59 €.

Asphalte interroge ses clients

“C’est quoi pour vous un bon pull ?” Voici le genre de question que le marketing d’Asphalte peut vous poser dans son style brut de décoffrage. La marque interroge ses clients en amont de la conception des produits et récolte des précommandes au passage.

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C’est la rentrée, le moment est venu de mettre à jour les cours. C’est l’occasion de retravailler le Périmètre du responsable SEO afin d’en proposer une version plus lisible (en comparaison de la première version ce n’est pas difficile 😆) et intégrant des évolutions récentes du métier.

Sur la forme tout d’abord, cette nouvelle présentation est segmentée et hiérarchisée entre différentes taches : Stratégie, pilotage, optimisations internes (in-site) et optimisations externes (off-site).

Sur le contenu plusieurs changements interviennent. La partie data se muscle considérablement afin d’alimenter l’automatisation des taches. C’est une tendance de fond des métiers du digital. L’automatisation est la seule manière d’exploiter l’avalanche de données à laquelle nous faisons face pour en tirer de meilleures performances. Autre vecteur de profonde transformation, le vocal apparait également, et il exige des actions d’optimisation dédiées.

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C’est une question qui est fréquemment posée, que fait un Responsable Intelligence Artificielle en entreprise ? Surtout dans une entreprise qui ne fait pas sa spécialité de l’IA mais du e-commerce ?

Il y a beaucoup d‘éléments de mon quotidien dans l’article de Harvard Business Review 5 things your artificial intelligence unit needs to do. Et voici comment je présente la fonction en interne, auprès de nos partenaires et de mes étudiants.

Veille et sourcing de partenaires : La concurrence est vive entre les acteurs de l’intelligence artificielle, le marché fourmille d’innovations. On épluche les nouveautés en permanence afin de garder une vision pointue du sujet et d’identifier les avancées que nous pouvons exploiter (Pour la veille, suivre sur Twitter et sur Scoop.it). Maintenir une expertise est essentiel pour identifier les partenaires interessants, les piloter, et concevoir sa stratégie.

Partager la vision, impulser le changement : La montée en puissance de l’intelligence artificielle dans l’entreprise relève aussi de la conduite du changement. Partager la vision à moyen terme (sachant que le long terme…) permet de mettre l’organisation en mouvement dans la bonne direction. Quels sont les techniques, les compétences, et dans une moindre mesure les outils à maitriser ?

Lancer des MVP : Le Minimum Valuable Product possède plusieurs avantages : on apprend en faisant, on mobilise les équipes car on va en production, et on récolte un feedback client : au final on gagne du temps. En comparaison, trop de Prof Of Concept tournent inutilement en sandbox et sont obsolètes avant même d’avoir vu un client.

Accompagner les métiers : La conduite du changement passe par une remise en question des pratiques métier et de l’organisation. Les équipes ont besoin d’être accompagnées. Profitons du fait que l’intelligence artificielle est un buzz word qui soulève des questions auprès des collaborateurs pour engager la discussion.

Attirer et retenir les talents : Le sujet data / intelligence artificielle est appelé à prendre de l’importance dans les années à venir. Des équipes se constituent, de nouveaux métiers apparaissent.

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Spotify is testing a virtual assistant to compete with Apple Siri. It’s probably the main component of a future smart speaker dedicated to music listening, like HomePod (Compared to whom, Google Home and Alexa are not music dedicated). As a Spotify happy customer and vocal interface advocate, I’m up to now frustrated by assistants’ music experience.

Vocal interface is particularly well adapted to music listening. No joke. To listen music user needs to perform basic tasks such as play, next, previous, program, random, stop (remember your last CD player front buttons). More than these basic actions, user experience could strongly benefit from vocal interface to enrich music listening.

Lets imagine some user dialogs to extend the music experience.

Music News : user wants some news
What are new album/ single release ? What is last single from The Cure ? What is last album from The Cure ? Is The Cure making a new album ? What are last new-wave release ? When is The Cure next concert in France ? What are last news about The Cure ? What are last news about new-wave music ? Recommend-me some songs among last releases.

Music Discover : user wants to discover music
Find me similar to The Cure artists. Find me similar songs to From the edge of the deep green sea. Find me tribute to The Cure albums. Recommend-me some songs. Find me music from the 80’s to dance. Find me music from the 80’s to relax. Play random new-wave album.

Music Listening Basics : CD player
Play The Cure Disintegration Album. Plays songs 3, 6, 7. Next. Previous. Random play The Cure Disintegration. Play The Cure radio. Pause. Stop.

Music Sharing : user wants social interactions
Send my playlist Crawley music with my friend Robert. I rate The Cure Disintegration 5 on 5. Share my playlist Crawley music on my Facebook page. Share my current listening on my Facebook Page. Ask my friend Robert to rate my playlist Crawley music. What songs my friend have shared to me ?

Music Charts : user wants to be up to date
What is the current top of charts in France ? What is the current top of charts in Lille ? What is the best progression in chart in France ? What is the top of charts for thirty-year-old in France ? What is the top of chart in new wave ?

Music Culture : user wants to extend his music culture
What was the release date of Disintegration from The Cure ? Who are the current members of The Cure ? What is the music genre of The Cure ? When was the first album of The Cure released ? Who were the first members of The Cure ? What are solo albums of The Cure members ? What are best (rated) new-wave albums ? Who are the influences of The Cure ? Who are influenced by The Cure ? BONUS : What is the song played during the handbag fight in Ant-Man ? What is the best album ever according to South Park ?

Music learning : user want to learn music
Find me a song to practice guitar for beginner.

Remember that vocal interface is faster, more accessible and less limited by space (layout) than visual one.

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J’en suis à commander mes lacets en ligne. Deux fois durant les 15 derniers jours, j’ai acheté des lacets de chaussures sur Internet. Et chacune des deux commandes ne contenait que les lacets en question, rien d’autre. Cela peut paraitre étonnant de passer commande sur Internet pour des articles aussi insignifiants. En y réfléchissant, j’ai fait et cela pour deux raisons bien différentes.

Première commande pour la NOUVEAUTE.
Je passe énormément de temps sur Instagram. La publicité y est très présente et il est plus difficile de l’éviter que sur les autres supports. De fait, j’ai été accroché par une publicité Hickies. Après quelques visites sur le site Internet, j’ai passé commande.

Deuxième commande pour la SIMPLICITE.
En enfilant mes chaussures de ville ce matin, je constate que l’un de mes lacets est prêt à se rompre. Il me faudra sous peu un lacet rond, fin, 5 trous. Et là j’hésite, je ne vais pas prendre la voiture pour aller acheter une paire de lacets au supermarché. Je ne vais pas chercher en ville un magasin de lacets qui n’aura peut-être pas exactement le modèle dont j’ai besoin. Une recherche dans Google et je trouve rapidement ce qu’il me faut. Je passe commande.

Dans la perspective de mon activité e-commerce (Pour La Redoute) je ne fais pas du cas ci-dessus une généralité. Au contraire, c’est un micro-cas dont la probabilité et la versatilité résistent aux approches par agrégats et segmentation. C’est pour ces raisons qu’il illustre parfaitement notre challenge actuel : l’hétérogénéité des comportements et des situations à laquelle nous devons répondre en tant que marchand pour satisfaire nos clients.

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La sortie prochaine d’Amazon Echo devrait relancer un marché français des assistants vocaux qui s’est un peu assoupi après le buzz Google Home d’aout 2017.

Les spéculations se multiplient concernant la date de sortie d’Alexa en France. Si Amazon se contente de confirmer une sortie en 2018, nul doute que l’impact de l’arrivée du leader US sur le marché hexagonal va doper les ventes. Alexa est en effet crédité de 70% de de PDM aux USA. De fait, l’assistant vocal d’Amazon a été lancé fin 2014 au pays de l’Oncle Sam et il a bénéficié de 2 ans d’avance sur son rival et clone Google Home. En France la chronologie est inversée. Google Home est présent depuis aout 2017, même si il a connu une période d’exclusivité temporaire chez certains e-commerçants. L’agressivité commerciale déployée par Google depuis son lancement annonce la lutte à venir.

Le challenge pour Amazon est de convaincre des utilisateurs, qui ont probablement déjà testé ou acheté un Google Home, d’acheter un Echo. En effet, nul doute que les cibles geeks / early adopters ont déjà franchi le pas de l’assistant vocal depuis août dernier, et Noël est passé par là. Si cette première expérience vocale a convaincu, investir dans un device supplémentaire va devoir se justifier. Si cette première expérience n’a pas convaincu (et ce peut être le cas avec des assistants qui manquent encore de contenu) il faudra argumenter d’autant plus.

Cette compétition se matérialise déjà par les flux réguliers de nouvelles features qui nous arrivent en provenance de Google ou d’Amazon. Le partenariat Amazon / Monoprix anticipe aussi les fonctionnalités d’Alexa pour la gestion des listes de courses. Et on peut s’attendre à ce qu’Amazon propose des rabais conséquents sur Echo à ses abonnés Prime dès le lancement en France.

Le sujet des assistants vocaux, qui marquait le pas après avoir fait le buzz, va revenir sur le devant de la scène avec la sortie d’Echo en France. Nous allons vers une surenchère bienvenue de fonctionnalités et de promos. En concurrence frontale, les deux géants feront tout pour installer leur assistant chez les internautes, et ils ont les moyens de leurs ambitions.

En complément
Les devices Echo sur Amazon UK
Les devices Google Home sur Google France

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