C’est une question qui est fréquemment posée, que fait un Responsable Intelligence Artificielle en entreprise ? Surtout dans une entreprise qui ne fait pas sa spécialité de l’IA mais du e-commerce ?

Il y a beaucoup d‘éléments de mon quotidien dans l’article de Harvard Business Review 5 things your artificial intelligence unit needs to do. Et voici comment je présente la fonction en interne, auprès de nos partenaires et de mes étudiants.

Veille et sourcing de partenaires : La concurrence est vive entre les acteurs de l’intelligence artificielle, le marché fourmille d’innovations. On épluche les nouveautés en permanence afin de garder une vision pointue du sujet et d’identifier les avancées que nous pouvons exploiter (Pour la veille, suivre sur Twitter et sur Scoop.it). Maintenir une expertise est essentiel pour identifier les partenaires interessants, les piloter, et concevoir sa stratégie.

Partager la vision, impulser le changement : La montée en puissance de l’intelligence artificielle dans l’entreprise relève aussi de la conduite du changement. Partager la vision à moyen terme (sachant que le long terme…) permet de mettre l’organisation en mouvement dans la bonne direction. Quels sont les techniques, les compétences, et dans une moindre mesure les outils à maitriser ?

Lancer des MVP : Le Minimum Valuable Product possède plusieurs avantages : on apprend en faisant, on mobilise les équipes car on va en production, et on récolte un feedback client : au final on gagne du temps. En comparaison, trop de Prof Of Concept tournent inutilement en sandbox et sont obsolètes avant même d’avoir vu un client.

Accompagner les métiers : La conduite du changement passe par une remise en question des pratiques métier et de l’organisation. Les équipes ont besoin d’être accompagnées. Profitons du fait que l’intelligence artificielle est un buzz word qui soulève des questions auprès des collaborateurs pour engager la discussion.

Attirer et retenir les talents : Le sujet data / intelligence artificielle est appelé à prendre de l’importance dans les années à venir. Des équipes se constituent, de nouveaux métiers apparaissent.

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Spotify is testing a virtual assistant to compete with Apple Siri. It’s probably the main component of a future smart speaker dedicated to music listening, like HomePod (Compared to whom, Google Home and Alexa are not music dedicated). As a Spotify happy customer and vocal interface advocate, I’m up to now frustrated by assistants’ music experience.

Vocal interface is particularly well adapted to music listening. No joke. To listen music user needs to perform basic tasks such as play, next, previous, program, random, stop (remember your last CD player front buttons). More than these basic actions, user experience could strongly benefit from vocal interface to enrich music listening.

Lets imagine some user dialogs to extend the music experience.

Music News : user wants some news
What are new album/ single release ? What is last single from The Cure ? What is last album from The Cure ? Is The Cure making a new album ? What are last new-wave release ? When is The Cure next concert in France ? What are last news about The Cure ? What are last news about new-wave music ? Recommend-me some songs among last releases.

Music Discover : user wants to discover music
Find me similar to The Cure artists. Find me similar songs to From the edge of the deep green sea. Find me tribute to The Cure albums. Recommend-me some songs. Find me music from the 80’s to dance. Find me music from the 80’s to relax. Play random new-wave album.

Music Listening Basics : CD player
Play The Cure Disintegration Album. Plays songs 3, 6, 7. Next. Previous. Random play The Cure Disintegration. Play The Cure radio. Pause. Stop.

Music Sharing : user wants social interactions
Send my playlist Crawley music with my friend Robert. I rate The Cure Disintegration 5 on 5. Share my playlist Crawley music on my Facebook page. Share my current listening on my Facebook Page. Ask my friend Robert to rate my playlist Crawley music. What songs my friend have shared to me ?

Music Charts : user wants to be up to date
What is the current top of charts in France ? What is the current top of charts in Lille ? What is the best progression in chart in France ? What is the top of charts for thirty-year-old in France ? What is the top of chart in new wave ?

Music Culture : user wants to extend his music culture
What was the release date of Disintegration from The Cure ? Who are the current members of The Cure ? What is the music genre of The Cure ? When was the first album of The Cure released ? Who were the first members of The Cure ? What are solo albums of The Cure members ? What are best (rated) new-wave albums ? Who are the influences of The Cure ? Who are influenced by The Cure ? BONUS : What is the song played during the handbag fight in Ant-Man ? What is the best album ever according to South Park ?

Music learning : user want to learn music
Find me a song to practice guitar for beginner.

Remember that vocal interface is faster, more accessible and less limited by space (layout) than visual one.

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J’en suis à commander mes lacets en ligne. Deux fois durant les 15 derniers jours, j’ai acheté des lacets de chaussures sur Internet. Et chacune des deux commandes ne contenait que les lacets en question, rien d’autre. Cela peut paraitre étonnant de passer commande sur Internet pour des articles aussi insignifiants. En y réfléchissant, j’ai fait et cela pour deux raisons bien différentes.

Première commande pour la NOUVEAUTE.
Je passe énormément de temps sur Instagram. La publicité y est très présente et il est plus difficile de l’éviter que sur les autres supports. De fait, j’ai été accroché par une publicité Hickies. Après quelques visites sur le site Internet, j’ai passé commande.

Deuxième commande pour la SIMPLICITE.
En enfilant mes chaussures de ville ce matin, je constate que l’un de mes lacets est prêt à se rompre. Il me faudra sous peu un lacet rond, fin, 5 trous. Et là j’hésite, je ne vais pas prendre la voiture pour aller acheter une paire de lacets au supermarché. Je ne vais pas chercher en ville un magasin de lacets qui n’aura peut-être pas exactement le modèle dont j’ai besoin. Une recherche dans Google et je trouve rapidement ce qu’il me faut. Je passe commande.

Dans la perspective de mon activité e-commerce (Pour La Redoute) je ne fais pas du cas ci-dessus une généralité. Au contraire, c’est un micro-cas dont la probabilité et la versatilité résistent aux approches par agrégats et segmentation. C’est pour ces raisons qu’il illustre parfaitement notre challenge actuel : l’hétérogénéité des comportements et des situations à laquelle nous devons répondre en tant que marchand pour satisfaire nos clients.

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La sortie prochaine d’Amazon Echo devrait relancer un marché français des assistants vocaux qui s’est un peu assoupi après le buzz Google Home d’aout 2017.

Les spéculations se multiplient concernant la date de sortie d’Alexa en France. Si Amazon se contente de confirmer une sortie en 2018, nul doute que l’impact de l’arrivée du leader US sur le marché hexagonal va doper les ventes. Alexa est en effet crédité de 70% de de PDM aux USA. De fait, l’assistant vocal d’Amazon a été lancé fin 2014 au pays de l’Oncle Sam et il a bénéficié de 2 ans d’avance sur son rival et clone Google Home. En France la chronologie est inversée. Google Home est présent depuis aout 2017, même si il a connu une période d’exclusivité temporaire chez certains e-commerçants. L’agressivité commerciale déployée par Google depuis son lancement annonce la lutte à venir.

Le challenge pour Amazon est de convaincre des utilisateurs, qui ont probablement déjà testé ou acheté un Google Home, d’acheter un Echo. En effet, nul doute que les cibles geeks / early adopters ont déjà franchi le pas de l’assistant vocal depuis août dernier, et Noël est passé par là. Si cette première expérience vocale a convaincu, investir dans un device supplémentaire va devoir se justifier. Si cette première expérience n’a pas convaincu (et ce peut être le cas avec des assistants qui manquent encore de contenu) il faudra argumenter d’autant plus.

Cette compétition se matérialise déjà par les flux réguliers de nouvelles features qui nous arrivent en provenance de Google ou d’Amazon. Le partenariat Amazon / Monoprix anticipe aussi les fonctionnalités d’Alexa pour la gestion des listes de courses. Et on peut s’attendre à ce qu’Amazon propose des rabais conséquents sur Echo à ses abonnés Prime dès le lancement en France.

Le sujet des assistants vocaux, qui marquait le pas après avoir fait le buzz, va revenir sur le devant de la scène avec la sortie d’Echo en France. Nous allons vers une surenchère bienvenue de fonctionnalités et de promos. En concurrence frontale, les deux géants feront tout pour installer leur assistant chez les internautes, et ils ont les moyens de leurs ambitions.

En complément
Les devices Echo sur Amazon UK
Les devices Google Home sur Google France

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