La génération de conversations

La chronique de Aurélie Jean, qui fait référence aux travaux de Wittgenstein sur le sens contextuel des mots est éclairante.

Les mots sont des objects mathématiques

et sont donc manipulables comme tels. C’est cette propriété que vont exploiter des travaux comme Word2vec de Google ou GPT2 de OpenAI. Manipuler les mots comme des objets mathématiques pour analyser, traduire ou générer du texte. On peut voir l’algorithme completer des textes commencés par des humains sur ce tweet. Fascinant.

Laissons de coté la polémique sur la génération de fakenews. Cette tâche est déjà industrialisée. La communication de OpenAI a plus pour objectif de générer le buzz que d’empêcher la diffusion d’une technologie qui infusera (ou infuse déjà) quoiqu’ils fassent.

Replaçons la génération de texte dans la perpective d’un Internet de plus en plus conversationnel. La génération de texte pour alimenter les conversations des assistants (en chat ou vocal) est un sujet bien plus intéressant du point de vue de l’expérience utilisateur.

La conception des dialogues est l’un des points clefs de l’industrialisation des chatbots. Elle nécéssite de prévoir tous les cas de figure. Elle exige aussi de varier les formes afin d’éviter l’aspect robotisé de certains dialogues.

On déteste tous les Serveurs Vocaux Interactifs

Un algorithme capable de générer les dialogues à partir d’un raisonnement structuré constitue une avancée importante dans la conception des assistants. Un algorithme capable de générer les small talks améliore grandement l’expérience conversationnelle (les small talks ont un impact fort sur cette expérience). Entre Facebook qui avance sur la personnalité des chatbots et Google qui avance sur les textes, l’expérience conversationnelle progresse à grands pas.

from Stories by Renaud Joly on Medium http://bit.ly/2PbKNLj