Depuis quelques semaines, je conçois un “second cerveau agentique” sur le thème du Business Agentique . L’idée n’est pas d’ajouter un chatbot à ma veille quotidienne mais de mettre l’IA dans une chaîne de travail où l’information devient une matière actionnable. Je vibe-code un système que je peux comprendre, casser, réparer, et faire évoluer.
- Obsidian : base de connaissance (vault, notes, liens, structure).
- Qdrant : base vectorielle pour la recherche sémantique.
- Ollama : exécution locale de modèles.
- Hermès + interface web maison : front pour piloter la capture/curation/validation.
- Telegram : capture rapide vers l’inbox + interrogation
- Agents spécialisés : briques logicielles dédiées (analyse de source, proposition d’angle, architecture de notes, création de liens).
Le point de départ est banal : je collecte trop : articles, PDF, captures, notes brutes, idées, échanges IRL avec des pairs… La découverte n’est pas le problème, nous sommes saturés d’informations. Il faut : filtrer, structurer, relier, retrouver, puis réutiliser. C’est là que l’agentique devient intéressant, pour automatiser une partie du traitement.

Le workflow est volontairement simple. Je capture dans une inbox. Un agent passe ensuite en curation : il lit, repère les concepts, propose un angle et une architecture de notes. Je valide. Je renomme, je supprime. J’enrichis aussi. Cette participation active me permet de rester au fait des sujets.
Concernant l’organisation, j’ai arrêté de viser des résumés exécutifs comme ceux que l’on génère en phase de navigation. Je pousse des notes atomiques : une idée par note, des liens explicites. Ma base constitue une carte de concepts, pas une bibliothèque de synthèses.
La réalisation du projet en elle-même est formatrice. La difficulté consiste à concevoir un système qui ne se délite pas au premier usage réel : états, conventions de nommage, traçabilité des sources, gestion des renommages, règles de création de liens.
Le vibe-coding est très challengeant coté conception. Il surcharge la cognition. Penser un tel système demande de tenir un modèle mental stable (quels objets existent, quels flux, quelles règles), une vision cohérente, des objectifs réalistes. Or le vibe-coding produit rapidement beaucoup de variations, de branches, de solutions alternatives. Tu passes ton temps à arbitrer, intégrer, renommer, refactorer, avec une fatigue de décision permanente. Cela demande un temps d’adaptation et plus de formalisation.